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lundi 23 novembre 2009
QUI VEUT LA PEAU DU SOMMET DE COPENHAGUE ?

Rappel des faits : jeudi 19 novembre 2009, la BBC annonce qu’un hacker a piraté le serveur courriels du CRU (Climate Research Unit) l'un des centres d’études climatiques de référence du GIEC. L’information est confirmée dans la foulée par Phil Jones qui dirige le CRU. Le pirate a aussitôt livré son butin, à la vue de tous, sur internet. Parmi les 1.073 mels reproduits par de nombreux sites et blogs, certaines révélations sont fracassantes : des personnalités influentes auraient supprimé des preuves, maquillé des résultats (données de température mais pas seulement), bref, manipuler de l’information scientifique dans le but d’étayer la thèse du réchauffement climatique.
L’ombre du financier-philanthrope Soros
George Soros, financier à la fortune aussi fulgurante que controversée, connu pour son ultra libéralisme et ses paris sur les devises -son attaque contre la livre sterling en 1990 a fait trembler les Britanniques- figure au nombre de ces personnalités influentes. On découvre, dans un courriel daté du 16 novembre dernier qu’il distribuerait ses ordres à ses troupes, tel un général. Le CRU, dans son communiqué confirmant l’authenticité* des courriels « piratés », indique curieusement que George Soros n’est aucunement impliqué dans le financement de ses recherches. Que peut-on alors déduire de ce courriel s’il est vraiment authentique ? Doit-on comprendre que des financiers seraient impliqués dans un financement « occulte » ? Sinon pourquoi le CRU se fendrait-il d’une justification que personne ne lui demande ? A la lecture de cet étrange tableur* Excel disponible sur le Net, c’est la question qui s’impose. L’enquête suit son cours…
A qui profite le crime ?
A qui profite le crime ? A qui profite l’écolomania ? A qui profite la religion du IIIème millénaire ? J’aborde ces questions dans mon livre « La dernière Croisade. Des Ecolos… aux Ecolomaniaques ! »(1) qui, par un heureux hasard, sort en librairie mardi 24 novembre, en plein « Climategate », pour reprendre le mot de la BBC, et à quelques jours de l’ouverture du Sommet de Copenhague(2).
Avec ce scandale, le monde entier va-til comprendre que ceux qui ont eu l’idée géniale du « réchauffement global » se fichent pas mal de l’écologie, de notre bien-être et de celui des « générations futures » ? Qu’ils ne servent qu’une seule cause, la leur, leur intérêt personnel (financier, pouvoir, notoriété, ambitions de carrière,…) ?
Surfent hardiment sur cette vague, les scientifiques qui se livrent une lutte acharnée pour obtenir les meilleurs budgets de recherche. De même que les entreprises, qui mettent les « écolabels » à toutes les sauces. En effet, le marché du « vert » est colossal, mais il ne doit pas pour autant ruiner les profiteurs des énergies fossiles (pétroliers, filière automobile,…) qui commencent à investir dans les énergies renouvelables, notamment la pile à combustible, pour un jour exploiter ce bon filon… mais pas trop tôt. Seulement quand les réserves de pétrole seront épuisées !
Sans surprise, les politiques eux aussi se sont engouffrés dans la brèche. Les gouvernements utilisent l’épouvantail du réchauffement comme une arme de contrôle et de « manipulation massive » (diviser pour mieux régner…). Ils profitent également de la peur collective pour créer une nouvelle taxe… pour la bonne cause, bien sûr. Par exemple, cette taxe carbone à laquelle n’échapperont même pas les plus pauvres.
Réalité ou tartufferie, la croisade menée par les « climat-alarmistes », relayée à grands renforts de médias, camoufle les vrais problèmes écologiques (impacts de la pollution à moyen et long terme, accès à l’eau potable, développement des énergies alternatives, pauvreté, famines, maladies,…) dont on pourrait pourtant venir à bout si une vraie volonté politique existait.
Pourquoi maintenant ?
Une question importante demeure pour l’instant sans réponse : pourquoi un hacker s’attaque-t-il au CRU à la veille du Sommet de Copenhague ? Le hacker est-il manipulé et, si oui, par qui ? Si certains courriels ont été trafiqués, c’est d’autant plus intriguant. Une falsification semble pourtant peu probable puisque M. Jones du CRU a confirmé la véracité des courriels tout en précisant qu’ils, hors de leur contexte, n’avaient pas le même sens. Qui a intérêt à dénigrer une opération qui semblait pourtant vouée au succès ? Les lobbies automobiles ? Les lobies pétroliers ? Certains scientifiques climat-sceptiques ? Les pouvoirs politiques qui ne peuvent pas tenir leurs promesses et considèrent que la petite blague est allée trop loin ? Les pays non signataires de l’accord sur le CO2 : les gros pollueurs comme les Chinois, les Etats-Unis ou l’Inde, qui refusent de s’engager sur une baisse de leurs émissions de gaz à effet de serre ?
Souhaitons au moins que cet emballement écolomaniaque, qui dure depuis 2002(3) et risque bien d’exploser en vol… permettra de poser les bonnes questions, en particulier de repenser notre rapport aux autres, à la nature et à nous-mêmes. Il serait dommage que tout ce travail de « sensibilisation » à l’écologie se termine en queue de poisson parce que des prédicateurs du dogme « vert » auraient abusé les braves gens. Si la manipulation des données scientifiques était démontrée, toutes ces bonnes volontés qui commençaient à adopter un mode de vie plus écologique et les « jeunes générations » au nom desquelles les bonimenteurs agissent, risquent bien de rejeter l’écologie en bloc.
Des bonimenteurs qui risquent aussi de servir d’exutoire au peuple. Exaspéré d’être culpabilisé en permanence et taxé en temps de crise économique, il ne demandera qu’à se défouler. « Tel le dompteur de bêtes sauvages, le maître du rite déchaîne les monstres qui le dévoreront s’il n’en triomphe pas par des prouesses perpétuellement renouvelées(4). ». Il est peu probable que les « maîtres du rite », désormais attaqués de toute part, parviennent à s’en sortir par une simple pirouette.
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(1) Editions L’Arganier. Sortie en librairie le 24 novembre 2009. Plus d’infos sur : http://www.lesdialoguesstrategiques.com/index.php?option=com_content&task=view&id=185&Itemid=188
(2) Les dirigeants de 190 pays se rencontreront à Copenhague au Danemark du 7 au 18 décembre 2009 pour essayer de se mettre d’accord sur une convention mondiale pour remplacer le protocole de Kyoto.
(3) Le 2 septembre 2002, Jacques Chirac donne le coup d’envoi avec son discours, inspiré par Nicolas Hulot, « La maison brûle et nous regardons ailleurs… » au Sommet mondial du développement durable de Johannesburg.
(4) Le Bouc Emissaire. René Girard. (Grasset, 1982).
*Notas :
- Le "vrai-faux?" courriel émis par George Soros : http://coeruleus.blogspot.com/2009/11/fridays-sciencee-news-commentary.html
- Le tableur : http://spreadsheets.google.com/ccc?key=0Ah4XLQCleuUYdFIxMnhMNnlXb2JQcDZUendjUXpWWUE&hl=en
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Pour information :
- “The CRU hack” : http://www.realclimate.org/index.php/archives/2009/11/the-cru-hack/
- “Hacked: Hadley CRU OI2009 Files” : http://motls.blogspot.com/2009/11/hacked-hadley-cru-foi2009-files.html
- « Hackers target leading climate research unit ». BBC, nov. 20, 2009 : http://news.bbc.co.uk/2/hi/science/nature/8370282.stm
- « Explosion d’une bombe dans le landernau réchauffiste. Vers un ClimateGate ? ». javascript:void(0)Par Vincent Bernard de l’Institut Turgot, 21 novembre 2009 : http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/explosion-d-une-bombe-dans-le-65413
- "Climategate : nouvelles révélations spectaculaires" par Vincent Bernard, AgoraVox 24/11/09 : http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/climategate-2-nouvelles-65542
- Global warming petition : 31.000 Scientifiques declarent que le réchauffement climatique est un mensonge sans fondement scientifique (OISM) : http://www.oism.org/pproject/
- 4 000 Scientifiques signent L'appel de Heidelberg (Science & Environmental Policy Project) : http://sepp.org/policy%20declarations/heidelberg_appeal.html
Vous voulez des explications claires ?
Plus d'infos sur mon livre, La dernière Croisade. Des Ecolos... aux Ecolomaniaques !
dimanche 27 septembre 2009
CHARITE BIEN ORDONNEE COMMENCE PAR SOI-MEME...
« Dans mon livre, je pose des questions simples et j’essaie d’y répondre. Doit-on accepter, sous prétexte de bonnes intentions un nouveau dogme religieux ? Doit-on dénoncer les excès d’une religion qui cherche à imposer « sa » vérité coûte que coûte ou l’accepter sans discuter ? A qui profite le crime, autrement dit, à qui profite l’écolomania ? ». Ces propos* sont ceux de Véronique Anger, auteur de La dernière Croisade. Des Ecolos... aux Ecolomaniaques !.
Michel Lavergne : Tu es française… tu vis à Québec, qui es-tu Véronique Anger-de Friberg ?
Véronique Anger : Je suis journaliste et auteur. Il suffit de taper mon nom dans Google pour trouver des infos sur moi sur internet, sur mes sites. Je rédige une publication en ligne, Les Di@logues Stratégiques, depuis 2000.
Je suis aussi très active sur Facebook, qui est une « annexe » dynamique de mon blog. C’est d’ailleurs grâce à Facebook que j’ai rencontré mon éditeur, Nicolas Grondin des éditions L’Arganier, qui publie mon livre, La dernière Croisade. Des Ecolos... aux Ecolomaniaques !, le 24 novembre prochain dans la collection « Pertinences ».
Je vis depuis quelques années au Québec, avec mon écrivain de mari Patrick de Friberg… et mes 2 chiens, au milieu de la nature. Sur les falaises et dans la montagne vivent des animaux sauvages : des orignaux, des ours, des loups, des gros chats, des coyotes,… On a parfois la chance de recevoir la visite d’un cerf de Virginie et de sa compagne. Un renard a élu domicile dans le jardin, de même que des marmottes, des ratons laveurs, des castors, des écureuils, un tas de petites bêtes qui cohabitent avec mes 2 chasseurs… L’été, on remonte la rivière jusqu’aux chutes et on se baigne avec les castors et les truites ! Pour qui aime la nature sauvage, c’est un endroit magique. Tu connais le Québec mieux que moi… tu vois ces couleurs qui démarrent. C’est splendide ! Si on a de la chance, tu filmeras peut-être une formation d’oies en route vers le sud… Cet instant où les oies survolent le fleuve au printemps et à l’automne, c’est un instant magique et émouvant. Si je devais quitter le Québec et ne retenir qu’une image, ce serait celle-là.
ML : Pourquoi ce livre ? Quel a été l’élément déclencheur ?
VA : Je citerais 3 éléments déclencheurs. Tout d’abord, le célèbre discours prononcé par le président Chirac au Sommet de la Terre à Johannesburg, « La maison brûle et nous regardons ailleurs », en septembre 2002. J’ai compris qu’on entrait dans une nouvelle dimension… Ensuite, le lynchage médiatique du scientifique Claude Allègre, en réaction à son article publié dans L’Express en octobre 2006 et dans lequel il osait émettre des doutes sur les causes profondes du réchauffement climatique. Enfin, les remarques angoissées de mon neveu Tristan et de ses camarades d’école (12 ans en 2007) qui se demandaient comment ils pourraient survivre jusqu’à 50 ans dans un monde aussi pollué. L’un d’eux a même menacé de se suicider si les gens ne se décidaient pas à faire plus d’efforts pour sauver la planète! On ne cesse de leur asséner que la planète est en surchauffe et promise à la destruction. Là, j’ai dit « stop ! » et j’ai décidé de réagir en commettant ce pamphlet.
Je refuse de m’associer à cette « mise en scène de la peur » pour reprendre l’expression du philosophe Michel Serres . La peur fait vendre. La peur de manquer, de souffrir, de mourir, la peur d’avoir peur... L’instrumentalisation de la peur reste une arme de choix et, comme le disait Machiavel, « qui contrôle la peur contrôle les âmes »… Je dénonce le messianisme à la Al Gore, repris en France par Yann Arthus Bertrand notamment, devenu le grand messie de la cause climatique avec son film Home auquel je consacre d’ailleurs un long passage critique dans mon livre.
Je mets aussi en garde contre les dangers du dogmatisme et j’établis un parallèle entre le discours religieux et le discours écologiste alarmiste. Je démontre que le vocabulaire religieux, les références aux croyances et aux peurs millénaristes, la crainte du châtiment divin (la fin de l’humanité qui a péché reste une valeur sûre…), la nature sacrée de Mère-nature, les rituels sociaux, la volonté d’imposer une définition du bien et du mal, la pensée magique, la désignation de boucs émissaires,… sont autant de signes qui évoquent l’émergence d’une nouvelle religion intolérante. Vous avez trop joui de la vie, trop bouffé, trop fumé, trop consommé, trop pollué,… ? Vous irez en enfer !
Si la religion constitue un lien social, elle peut aussi conduire à la désagrégation d’une société fragilisée en temps de crise. Et le monde est en crise. Il cherche des responsables à tous ses maux. Quand des leaders charismatiques parviennent à convaincre une majorité d’individus angoissés qu’un groupe bien identifié (de préférence la minorité qui doute ou pose des questions dérangeantes) nuit à la communauté tout entière, cela ne peut conduire que vers une seule issue : la violence collective et le sacrifice de boucs émissaires. La foi obligatoire ou le châtiment ; la foi fervente ou le bûcher… Le climatologiquement correct, c’est la croisade des Temps modernes. C’est la religion du IIIème millénaire.
ML : Tu veux dire que tu n’es pas d’accord avec les théories scientifiques des écolo-alarmistes ?
VA : Je ne suis pas une scientifique, encore moins une spécialiste du climat. Je te dirais, qu’à la limite, je me contrefiche de savoir qui a raison ou tort... Je suis consciente, comme la plupart des populations des pays riches, qu’il faut modifier nos comportements et nos modes de consommation, arrêter de gaspiller les ressources naturelles, se montrer plus respectueux vis-à-vis de ceux qui manquent de tout et mieux répartir les richesses. Cela ne se discute même pas pour moi.
Je pose un regard de citoyen. Un citoyen qui s’estime légitime pour s’exprimer librement sur le dérèglement climatique. En tant que professionnelle habituée à décrypter les phénomènes sociaux, il m’a également paru intéressant d’apporter un regard novateur et de partager une analyse très documentée sur un phénomène unique en son genre par son caractère universel et admis comme incontestable par la plupart des gouvernements de la planète.
Ce que je dénonce, ce ne sont pas les thèses plus ou moins fumeuses sur le réchauffement, ou le fait que nous en serions ou non responsables. C’est qu’il est devenu impossible dans la France d’aujourd’hui de débattre sans s’écharper, sans se haïr. Il est interdit de s’opposer aux discours dominants (cela n’est pas propre à la religion écolomaniaque, c’est vrai aussi en politique où le sectarisme est devenu la norme). On est pour ou contre, on ne voit plus qu’un allié ou un ennemi et non un adversaire ou un défi à relever, celui de convaincre avec des arguments pesés et fondés sur des sources fiables. On est celle ou celui qu’il faut soutenir ou abattre. De plus en plus, le débat donne l’impression d’un combat à mort… La liberté de penser autrement existe de moins en moins. Quand un système privilégie la culpabilité qui inhibe à la responsabilité qui rend libre, je m’inquiète, et je pose des questions simples auxquelles je tente de répondre : Doit-on accepter, sous prétexte de bonnes intentions un nouveau dogme religieux ? Doit-on dénoncer les excès d’une religion qui cherche à imposer « sa » vérité coûte que coûte ou l’accepter sans discuter ? A qui profite le crime, autrement dit, à qui profite l’écolomania ?
ML : … et alors, à qui profite le crime ?
VA : Et bien, pour le savoir, il faudra lire le livre… Mais, ce qui est sûr, c’est que le « vert » est dans le fuit… Plus sérieusement… pendant que la foule crie au loup, on ne s’occupe pas des urgences. Au nom des générations futures, on est en train de sacrifier les nécessiteux sur l’autel du développement durable. En dépit des beaux discours, on ne parvient pas à gérer à la fois nos urgences et les leurs. Des êtres humains, dont le seul tort est d’être loin de nos yeux donc loin de nos cœurs, sont martyrisés ou meurent de faim dans une indifférence quasi générale. On ne peut résoudre plusieurs problèmes à la fois, alors on fait le choix –conscient ou non- d’ignorer ces millions de gens en espérant que leur sacrifice permettra au moins de sauver le reste de l’humanité.
En 2008, 119 millions de personnes de plus se sont retrouvées dans une situation de famine et, au total, ce sont 967 millions qui souffrent de malnutrition selon le dernier rapport Oxfam. Pourtant, contrairement aux promesses faites par les pays développés en avril 2008 (suite aux « émeutes de la faim ») la mobilisation internationale ne s’est pas ou peu concrétisée. Les pays riches sont trop occupés à gérer la crise des subprimes...
Dans une discussion, si vous osez faire remarquer que l’importance de la cause climatique l’emporte sur l’urgence de sauver ceux qui meurent aujourd’hui, vous trouverez toujours un donneur de leçons pour vous affirmer que l’un ne va pas sans l’autre évidemment. Si c’était vrai, où sont donc les dons, promis la main sur le cœur, pour lutter contre la faim ? Il semblerait bien que, en dépit des beaux discours, charité bien ordonnée commence par soi-même…
*Propos recueillis par courriel par Michel Lavergne, le 25 septembre 2009. Véronique Anger vivait alors au Canada.
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Notas :
- La VIDEO de présentation de "La dernière Croisade. Des Ecolos... aux Ecolomaniaques !" par l'auteur : http://www.youtube.com/user/angerdefriberg
- Lire le "PITCH" et le SOMMAIRE du livre : http://www.lesdialoguesstr
Pré-commander le livre sur Amazon : http://www.amazon.fr/gp/product/2912728967?ie=UTF8&tag=axiopole-21&linkCode=as2&camp=1642&creative=19458&creativeASIN=2912728967
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Variations sur le même thème :
- Taxe carbone, une usine à gaz ? : http://www.agoravox.fr/tri
- Du pétrole, mais pas beaucoup d'idées... : http://www.facebook.com/ve
- Juste le temps de construire un monde (« Notes de voyage en écosocialisme ») : http://www.lesdialoguesstr
- Ecologie et lutte contre la pauvreté, c’est possible ! http://www.lesdialoguesstr
- Ne confondons pas émotion et compassion : http://www.lesdialoguesstr
- « Home de Yann Arthus Bertrand : La grande pandémie de l’écolomania »: http://www.lesdialoguesstr
- « Energies propres : combien ça coûte ? » : http://blog.veroniqueanger
- « Qui veut la peau de l’auto 100% électrique ? » : http://www.lesdialoguesstr
- « Autos vertes, c’est déjà demain ! » : http://www.agoravox.fr/tri
- « Claude Allègre, hérétique ? » : http://www.lesdialoguesstr
A LIRE AUSSI : "VERS UN CLIMATE GATE ?" de Vincent Bernard de l'Institut Turgot : http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/explosion-d-une-bombe-dans-le-65413?debut_forums=200#forum2318573
vendredi 5 juin 2009
NE CONFONDONS PAS EMOTION ET COMPASSION

J’aimerais tant que l’émotion soit utilisée pour s’imaginer « à la place de… ». A la place de ceux qui n’ont que faire de nos messages alarmistes quand leurs enfants dépérissent sous leurs yeux. J’aimerais qu’on enseigne aux plus jeunes la compassion et l’empathie. Oui, nos émotions sont exacerbées. Mais ces émotions-là, ce n’est que du plaisir. On se fait plaisir. Cette émotion-là est vide de toute compassion, d’empathie, de générosité.
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Je viens de regarder « Home », le docu-film de Yann Arthus Bertrand en intégral sur Youtube. J'ignore combien a coûté ce film (et le livre), je sais seulement que « Home » a été financé à hauteur de 12 millions d'euros par M. François-Henri Pinault et qu'il est l'aboutissement de 3 ans de recherche et de travail. Le résultat esthétique est à la hauteur de nos espérances. Comment résister à de telles images ?
Yann Arthus Bertrand a parcouru 130 pays à la recherche de toutes ces beautés réunies dans une 1H34 de film. Comme Ulysse, Arthus a fait un long voyage… Il est vrai que, lorsqu’on sort de chez soi, ce ne sont pas ces images d’une planète magnifique et fragile qui sautent à la figure, mais plutôt celles de cités grises et de mines tout aussi grises des gens pressés et bien peu avenants.
L'émotion, la valeur sûre de ce début de 3ème millénaire...
Je viens de regarder « Home », le docu-film de Yann Arthus Bertrand en intégral sur Youtube. J'ignore combien a coûté ce film (et le livre), je sais seulement que « Home » a été financé à hauteur de 12 millions d'euros par M. François-Henri Pinault et qu'il est l'aboutissement de 3 ans de recherche et de travail. Le résultat esthétique est à la hauteur de nos espérances. Comment résister à de telles images ?
Yann Arthus Bertrand a parcouru 130 pays à la recherche de toutes ces beautés réunies dans une 1H34 de film. Comme Ulysse, Arthus a fait un long voyage… Il est vrai que, lorsqu’on sort de chez soi, ce ne sont pas ces images d’une planète magnifique et fragile qui sautent à la figure, mais plutôt celles de cités grises et de mines tout aussi grises des gens pressés et bien peu avenants.
L'émotion, la valeur sûre de ce début de 3ème millénaire...
J’ai aimé ce film. Forcément. Comment aurait-il pu en être autrement ? Tant de beauté vous tire des larmes d’émotion. C'est « irrésistible ». Je pense que ce film fait appel aux mêmes « ressorts » que les peintures sublimes des artistes de la Renaissance symbolisant des madones à l'enfant Jésus ou des scènes de la vie religieuse. La « promotion » d’une religion à travers l’art et la beauté. Personne ne peut résister à cela. Pas même moi… Ni les libre-penseurs des siècles passés qui ne pouvaient contenir leur émotion lorsqu’ils contemplaient les chefs d’œuvre de Leonard de Vinci ou s’abandonnaient aux voix cristallines donnant vie à des chants sacrés.
Assurément, « Home » fait appel à l’émotion. L’é-mo-tion, la valeur sûre du 3ème millénaire. L’émotion, ce sentiment qui a remplacé la raison dans nos sociétés dominées par le paraître plutôt que par l’être. Société de l’image et du zapping où la réflexion « tête froide » n’a plus sa place. Il faut « vibrer », réagir à chaud, laisser parler ses émotions… L’analyse, l’esprit critique, le doute,… ne sont plus à la mode. Ils sont pourtant indispensables pour se poser les bonnes questions et prendre les bonnes décisions. Or, j’entends ou je lis peu de réactions critiques, « pesées », documentées, peu de discours rappelant les vraies priorités, les urgences éminemment « urgentes ». Je constate que le populisme et la démagogie gangrènent nos sociétés ultra modernes, incarnés par des maîtres à penser au-dessus de tout soupçon et portés par des messages pédagogiques aussi beaux que culpabilisants.
Une émotion vide de compassion
J’aimerais tant que cette émotion soit utilisée pour s’imaginer « à la place de… ». A la place de ceux qui n’ont que faire de nos messages alarmistes quand leurs enfants dépérissent sous leurs yeux. J’aimerais qu’on enseigne aux plus jeunes la compassion et l’empathie. Oui, nos émotions sont exacerbées. Mais ces émotions-là, ce n’est que du plaisir. On se fait plaisir. Cette émotion-là est vide de toute compassion, d’empathie, de générosité. En effet, où est la compassion pour ceux qui meurent là-bas, si loin de nous ? Je sais que je vais encore faire grincer des dents, mais ainsi que je l’ai déjà maintes fois dénoncé dans mes articles et mon ouvrage à paraître en octobre prochain, où est-elle cette compassion qui devrait mobiliser notre énergie autour d’une plus grande cause encore, une cause urgentissime, à savoir : sauver les vies de nos frères humains qui peuvent encore être sauvées, maintenant, pas dans 50 ans ?
Ce film est sublime, oui. Et je le regarderai à nouveau parce que, comme vous, je ne peux résister à la beauté de ce « miracle de la nature » qu’est la vie sur Terre. Mais je refuse que cette beauté qui me submerge de tant d’émotion m’aveugle au point de me faire oublier que la compassion reste le plus beau témoignage d’amour que l’on puisse offrir à son prochain. Alors, oui, je regarderai ce film, encore et encore, mais sans le son, sans ces messages alarmistes qui effraient nos jeunes en prétendant que, si on ne fait rien maintenant : dans 10 ans il sera trop tard pour sauver la planète... Non, je ne veux pas penser uniquement aux générations futures, je veux penser aussi -et avant tout- à tous les « morts-vivants » d’aujourd’hui qui suscitent bien peu de compassion et d’empathie. Toutes ces pauvres âmes que les beaux discours sur l’environnement ont oubliées.
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