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lundi 22 février 2010

QUAND Le Monde NE TOURNE PLUS ROND...


Avertissement de l'auteur aux lecteurs : M. Kempf et Le Monde ont le droit de traiter les climato-sceptiques de "nazis", et de "munichois" (dans l'article auquel répond le texte ci-dessous) et de désigner ainsi autant de scientifiques respectables -à la mode des délateurs de cette triste époque- mais les sceptiques eux n'ont pas le droit d'utiliser un jeu de mots évident, certes provocateur, pour le renvoyer à son discours insultant. Je propose donc le même texte au Post (100% fililale du Monde interactif... qui l'a supprimé pour "propos à caractère haineux et insultant", mais déjà lu -dans sa version originale et avec son titre initial donc- par plus de 2000 lecteurs du Post...), tronqué du jeu de mots qui fâche... Cet article est désormais inattaquable et le fond reste inchangé puisque son discours repose sur des faits et une argumentation cohérente. La liberté d'expression,ce n'est pas de la démagogie. Ce ne n’est pas laisser dire n'importe quoi sans réagir. C'est laisser libre l'expression et y répondre avec la force qui convient.

On sentait bien que ça le démangeait depuis le climategate, qu’il n’a par ailleurs quasiment jamais évoqué dans les colonnes de son quotidien autrement que pour dénoncer un complot machiavélique. Cette fois, il va trop loin. En sous-entendant que les climato-sceptiques d’aujourd’hui sont les nazis d’hier, Hervé Kempf –et Le Monde qu'il entraîne dans son idéologie suicidaire- semblent avoir perdu –si ce n’est la raison- tout au moins le sens de la mesure, des mots et de l’Histoire.


Dans sa chronique, « L'heure du choix » Hervé Kempf, le « Monsieur Ecologie » du journal Le Monde, ose franchir un pas regrettable, sans doute poussé par la haine que lui inspirent les climato-sceptiques. Elle n’est un secret pour personne, de même que ses tentatives désespérées ces derniers mois pour blanchir le GIEC des accusations dont il fait l’objet.

Oui, il fallait oser : comparer l'incomparable au climato-scepticisme… Comment Le Monde peut-il laisser passer ça ? Kempf ne signe pas là un point de vue ou une chronique d’abonné picorée sur un blog dont son journal paraît si friand ; non, il signe sous sa plume de journaliste : Hervé Kempf. A ce niveau-là, Mein Kempf, ce n'est plus une simple illustration de l'application de la loi Godwin, ça relève de la négation de la liberté d'expression.

Non, il n'est pas acceptable de lire dans un grand quotidien, qui se dit de tous les combats, un article mettant au même plan les nazis d’hier et des scientifiques d’aujourd’hui. Comme il ne serait pas non plus acceptable, vis-à-vis de la mémoire et du respect que l’on doit aux millions de morts de la « solution finale», de comparer les collabos d’hier avec des journalistes et des citoyens d’aujourd’hui.

Kempf jette en pâture une liste de noms -à la mode des délateurs de cette triste époque- où figurent autant de scientifiques respectables, tout en posant et répondant en même temps à cette question : « La comparaison est-elle exagérée ? Non. » tout en sous-entendant à peine : faut-il choisir entre le climato-scepticisme-nazi et le climato-alarmisme ? Placer sur la même échelle l’indescriptible et le climato-scepticisme relève au mieux de l’escroquerie intellectuelle, au pire d’un réel négationnisme… N’est-ce pas le but des négationnistes de banaliser le sens de ce mot en l’utilisant à tort et à travers (le fameux « détail de l’Histoire »). Oui, c'est ainsi que le totalitarisme intellectuel commence : par le sabotage de vocabulaire. Il exploite la méconnaissance du sens profond des mots, de leur essence, dans la dilution de l’Histoire. Vider les mots de leur substance, employer des euphémismes pour masquer ses ignobles intentions, c’est le début de la haine ; c'est le début de la fin.

Non, les mots ne sont pas que des mots. Je me permets, à ce sujet, une citation : « En postulant que les nazis ne cessaient d'employer métaphoriquement les mots désignant leurs objectifs, on rend inaccessibles en principe leurs « intentions » (leurs mots étant censés les masquer ou les travestir) et l'on en arrive à abandonner l'analyse des discours idéologiques des leaders, à commencer par ceux de Hitler. Tel aura été l'effet indésirable de la généralisation abusive, à tout le langage nazi, des stratégies d'euphémisation utilisées par l'appareil du Troisième Reich pour désigner tout ce qui concernait la « Solution finale ». » (Source : Pierre-André Taguieff dans Outremonde du 31 août 2009

A une époque où les derniers survivants de la Shoah disparaissent, il faut résister contre tout parallèle avec le nazisme pour qualifier quiconque ne penserait pas selon le pseudo discours dominant. Et ce quelle que soit la cause défendue. La liberté d'expression, ce n'est pas de la démagogie. Ce ne n’est pas laisser dire n'importe quoi sans réagir. C'est laisser libre l'expression et y répondre avec la force qui convient.


Si le monde ne tourne plus très rond, Le Monde non plus ne tourne plus rond… Hubert Beuve-Méry, ancien résistant, combattant de la Libération, doit se retourner dans sa tombe.

Véronique Anger, climato-sceptique et auteur de l’essai La dernière Croisade. Des Ecolos… aux Ecolomaniaques ! (éditions L’Arganier, novembre 2009).

vendredi 27 novembre 2009

LA TENTATION TOTALITAIRE ?

Les grands journaux radio, télé et papier se disent "d’information" alors qu’ils ne sont que des journaux d’opinion. Sinon, comment expliquer qu’ils relaient, sans mener d’investigation sérieuse, les grands mensonges de ce début de XXIème siècle : gros mensonge qui a "justifié" la guerre en Irak, gros mensonge de la pandémie de grippe A (H1N1), gros mensonge du GIEC sur le réchauffement. Au mépris de la quête de vérité, la course à l’audience ? Pire, le soutien à une cause idéologique.

C’est ce que j’appelle la tentation totalitaire... Quand l’idéologie remplace, dans les grands médias, l’information et la quête de vérité, on glisse insidieusement vers le totalitarisme. Mais la blogosphère veille ! Vous savez, « l’armée d’oisifs qui, chaque jour sur Internet, s’empare d’une nouvelle affaire Dreyfus » pour citer Solé (dans son billet « Sortez couverts ! » du 24/11/09 : http://www.lemonde.fr/web/recherche_breve/1,13-0,37-1107315,0.html). Et, que cela plaise ou non aux grands médias, il faudra bien compter avec elle !

Quand le quotidien dit "de référence", Le Monde, allume un contre-feu...

Les plus fervents relais du dogme écolomaniaque allument un contre-feu en réaction au Climategate : au moins une demi douzaine d'articles pro-réchauffement dans le journal Le Monde en moins de 48H :

- "Le réchauffement climatique pourrait atteindre 7 degrés en 2100" : http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/11/24/le-rechauffement-climatique-pourrait-atteindre-7-degres-en-2100_1271491_3244.html#ens_id=1271506

- "Yves Cochet : Pour le climat, "il faut réduire les allocations familiales à partir du troisième enfant" : http://www.lemonde.fr/planete/chat/2009/11/20/faut-il-faire-moins-d-enfants-pour-sauver-la-planete_1270074_3244.html#ens_id=1271028. (on voit carrément une proposition d'un retour au malthusianisme ! Du pur totalitarisme intellectuel qui ravira les Français moyens qui ont voté en masse pour les Verts aux Européennes...).

- "La fonte des glaces pourrait coûter jusqu'à dix crises financières" : http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/11/23/l-augmentation-du-niveau-de-la-mer-pourrait-couter-10-crises-financieres_1271072_3244.html#ens_id=1271021

- "Climat : "Les négateurs du réchauffement ignorent les faits établis". Une interview de Thomas Stocker, coprésident du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) : http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/11/23/climat-les-negateurs-du-rechauffement-ignorent-les-faits-etablis_1270788_3244.html#ens_id=1234881

- "Les courriels de climatologues divulgués pour les discréditer" : http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/11/23/les-courriels-de-climatologues-divulgues-pour-les-discrediter_1270700_3244.html#ens_id=1271020

- "La Terre de plus en plus mise à mal" : http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/11/24/la-terre-de-plus-en-plus-mise-a-mal_1271127_3244.html

- Un "tchat": Climat : comment sensibiliser les citoyens ?" : http://www.lemonde.fr/planete/chat/2009/11/23/climat-comment-sensibiliser-les-citoyens_1270729_3244.html#ens_id=1271066

Une réaction disproportionnée qui me semble pour le moins suspecte. De là à se demander si certains journalistes ne seraient pas un peu trop "impliqués" dans les manoeuvres du CRU pour être tout à fait impartiaux, il n'y a qu'un pas... Sinon, comment expliquer ce déluge de textes "pro-réchauffistes" dans un journal qui fait référence dans le monde entier pour ses analyses sérieuses et fondées sur des sources fiables ?

Il serait temps que la direction du Monde se reprenne et commande une véritable enquête sur cette affaire. Je rappelle que les scientifiques français qui doutent de la véracité du réchauffement comme Vincent Courtillot ou Claude Allègre (ah... j'ai cité le diable et son ange maudit ? Tant pis... je n'ai pas d'idées arrêtées sur l'authenticité ou non du réchauffement et j'aime avoir tous les sons de cloche !) n'ont toujours pas reçu de réponse à leur demande de se faire communiquer la base de données brutes exploitée par le CRU pour démontre leur thèse d'un réchauffement global. D'ailleurs, cette base aurait été détruite si l'on se fie aux révélations nées ces derniers jours, avec le Climategate...


- Vous voulez des explications claires et pédagogiques sur la question du réchauffement ?